Vendredi 7 mars 2008






Une croyance primitive?

Pour une croyance considérée comme erronée - parce que sortie de l’imagination de l’être humain - elle est d’une longévité exceptionnelle. Habituellement, les fausses conceptions humaines durent un temps limité, puis sont remplacées par une nouvelle conception. Le plus souvent, après quelques années, décennies, voire siècles, l’erreur est reconnue et remplacée par des conceptions plus en accord avec la réalité. Ici, cependant, ce n’est pas le cas. La croyance en l’existence des êtres essentiels dure depuis des millénaires et ne semble pas près de s’éteindre. On est ainsi de nouveau amené à penser qu’elle n’est pas le fruit de l’imagination humaine, mais le résultat de l’expérience vécue et d’une vision directe.

Si cette croyance a été présente tout au long de l’histoire de l’humanité, disparaissant ici, naissant là, ce n’est pas parce qu’elle a été transmise de manière étonnamment fidèle de génération en génération, mais parce qu’elle peut être redécouverte à tout moment. En effet, étant donné le rôle fondamental que remplissent les êtres essentiels dans la bonne marche de la nature, leur présence est constamment nécessaire. Ils peuvent être vus et observés à tout moment, et la certitude de leur existence redevenir vivante à n’importe quel moment.




» Chanson de la Nimrodel

Il était jadis une vierge elfique,
Etoile brillant de jour :
Son blanc manteau était d' or bordé,
Ses chaussures gris d' argent.

Une étoile était posée sur son front,
Une lumière sur ses cheveux,
Comme le soleil sur les rameaux d' or
En Lorien la belle.

Ses cheveux étaient longs et ses bras blancs;
Belle et libre était-elle;
Et dans le vent elle allait aussi légère
Que la feuille de Tilleul.

Au bord des cascades de la Nimrodel,
Près de l' eau claire et fraiche,
Sa voix tombait comme une chute d' argent
Dans la mare brillante.

Où maintenant elle erre, nul ne le sait,
A la lumière du soleil ou dans l' ombre;
Car perdue fut jadis Nimrodel
Et dans les montagnes isolées.

La nef elfique dans le havre gris
Sous le vent de la montagne
Bien des jours l' attendit
Au bord de la mer rugissante.

Un vent nocturne dans les terres du Nord
Se leva, et haut il cria,
Et mena le navire ds rives elfiques
Au travers des flots mouvants.

Quand vint la terne aurore, la terre était perdue,
Les montagnes plongeaient grises
Au-delà des vagues gonflées qui lançaient
Leurs panaches d' écume aveuglante.

Amroth vit la rive évanescente
A présent basse derrière la houle,
Et il maudit le perfide navire qui l' emportait

Loin de Nimrodel.

Jadis il était un Roi-Elfe,
Un seigneur de l' arbre et des vallons,
Quand d' or étaient les rameax printanniers
Dans Lothlorien la Belle.

Du mât à la mer, on le vit s' élancer
Comme la flèche de la corde,
Et plonger dans l' eau profonde
Comme la mouette en vol.

Le vent était dans ses cheveux flottants,
Sur lui brillait l' écume;
De loin, ils le virent fort et beau
S' en aller, glissant tel un cygne.

Mais de l' Ouest n' est venu aucun message
Et sur la Rive Citérieure
Nulle nouvelle n' ont plus jamais entendu
Les Elfes d' Amroth


par Lyn
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Voir tous les articles

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
hebergement de site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus